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La trisomie 21 à l’origine de défauts de la neurogenèse. Lien avec la maladie d’Alzheimer. Corriger l’effet négatif de la surexpression d’un certain nombre de gènes présents sur le chromosome 21.[1]

 

La surexpression des gènes DYRK1A et CBS dans la trisomie 21 vient perturber la neurogenèse. Qu’est-ce que le neurogenèse ? Comment est formé et organisé notre cerveau ?

Glossaire

Neurones : cellules-clé capables de recevoir et de transmettre des informations sous forme de signaux électriques. La transmission des informations d’un neurone à l’autre est assurée par des connexions appelées synapses. Tout ce que nous pensons, ressentons et faisons ne serait pas possible sans le travail des neurones, des synapses et des cellules gliales.

Cellules gliales : elles remplissent de nombreuses fonctions importantes comme l’isolation des neurones, le nettoyage des débris du cerveau, le transport des nutriments vers les neurones et leur maintien en place. Sans les cellules gliales, les neurones ne fonctionneraient pas correctement.

Cellules souches neurales : ce sont des cellules non spécialisées ayant le potentiel de se diviser pour produire de nouvelles cellules souches neuronales, et de générer les neurones et cellules gliales du cerveau.

Le cerveau est l’organe le plus complexe du corps humain. Il est constitué de nombreuses régions qui travaillent ensemble pour accomplir diverses fonctions. Le cerveau humain est composé de milliards de cellules, dont les neurones et les cellules gliales. Ces cellules sont générées à partir de cellules souches nerveuses par un processus appelé neurogenèse.

Ce processus a lieu dans toutes les régions du cerveau de l’embryon, de manière organisée dans le temps et dans l’espace. Après la naissance, un nombre plus réduit de neurones est généré, contribuant à la formation de la mémoire et de l’apprentissage.

Chez l’homme, après les premières étapes d’organisation du système nerveux primitif, la neurogenèse commence vers la 10e semaine de grossesse et comprend 6 étapes :

1. Prolifération

Lorsque la structure du cerveau primitif a été préétablie, les cellules souches nerveuses se multiplient très vite, puis génèrent davantage de neurones ou de cellules gliales.

2. Spécification du destin cellulaire

Ce processus complexe permet aux cellules d’acquérir une identité neuronale.

3. Migration

Les neurones se déplacent alors vers leur destination finale prédéfinie dans le cerveau pour remplir leurs fonctions.

4. Différenciation et maturation

Une fois sa destination atteinte, le neurone se transforme en un neurone mature, doté d’axones (projections conduisant les signaux électriques et transmettant les informations à d’autres neurones) et de dendrites (extensions recevant la stimulation électrique d’autres neurones). Ces neurones ont une activité excitatrice, d’autres inhibitrices.

5. Synaptogenèse et établissement de la connectivité neuronale

La synapse est le point de contact entre deux neurones. Les premières synapses apparaissent vers la 23e semaine de grossesse, mais le pic de formation des synapses a lieu au cours de la première année de vie. Après la naissance, il y a une surproduction massive de synapses, suivie d’une réduction progressive. L’apprentissage qui a lieu pendant les premières années de la vie serait la raison de cette surproduction temporaire. Les neurones établissent des connexions entre les différentes régions du cerveau, formant un réseau complexe de connexions synaptiques spécialisées. L’établissement correct de ces connexions au cours du développement est essentiel au bon fonctionnement du cerveau.

6. Formation d’une barrière hémato-méningée

La barrière hémato-méningée est constituée de cellules qui établissent des connexions si fortes entre elles qu’une barrière est créée. Cette barrière joue un rôle protecteur empêchant les substances potentiellement toxiques et certains agents pathogènes de pénétrer dans le cerveau, mais autorise un petit nombre de substances importantes pour son fonctionnement à la traverser.

Ces processus sont mêlés à d’autres, essentiels au développement du cerveau, notamment la formation de cellules gliales, la myélinisation et l’angiogenèse.

NEUROGENÈSE, TRISOMIE 21 ET MALADIE D’ALZHEIMER

La taille du cerveau est réduite chez les personnes atteintes de trisomie 21 en raison de dysfonctionnement de la neurogenèse. Ce pourrait être le cas dans la maladie d’Alzheimer également. Chez les personnes atteintes de trisomie 21, le cerveau est altéré dès les premières phases du développement cérébral, alors que dans la maladie d’Alzheimer, cela serait plus tardif. Certaines données indiquent une réduction de la prolifération des cellules souches neuronales et une augmentation plus rapide de la mort des neurones chez les personnes atteintes de trisomie 21. La quantité de neurones est diminuée dans plus plusieurs régions du cerveau. En outre, une altération de la forme des neurones a été observée après la naissance. Plusieurs études suggèrent qu’il existe dans le cas de la trisomie 21, un déséquilibre entre la production de neurones par rapport aux cellules gliales, entraînant une organisation altérée dans certaines régions du cerveau au cours du développement. D’autre part, un déséquilibre dans la production des différents types de neurones pourrait être à l’origine de certains des défauts cognitifs observés dans la trisomie 21. Enfin, des retards dans le processus de myélinisation après la naissance pourraient être corrélés avec un développement psychomoteur moins bon.

La surexpression d’un certain nombre de gènes présents sur le chromosome 21 a été associée à ces défauts de neurogenèse, notamment DYRK1A, CBS, APP, OLIG2 et SOD.

Laurent Meijer, spécialiste reconnu des protéines kinases, s’est intéressé très tôt à DYRK1A. Le Professeur Csaba Szabo, spécialiste mondial du gène CBS et du gaz H2S, a démontré que l’enzyme CBS intervenait de façon certaine dans les anomalies cellulaires des personnes avec trisomie 21.

La recherche qui porterait sur le moyen de diminuer l’activité de DYRK1A et du CBS chez les personnes atteintes de trisomie 21 de maladie d'Alzheimer en espérant ainsi corriger le déficit intellectuel pourrait conduire à des molécules dangereuses, car, au lieu de normaliser l’activité de ces gènes, ces molécules seraient inhibitrices de cette activité, dont on ignore le fonctionnement complet, et donc les conséquences.

Plutôt que de réduire la surexpression de certains gènes chez les personnes porteuses de trisomie 21 ou de maladie d'Alzheimer, il s’agit d’accompagner l’activité « réduite » de ces gènes due à un déficit en cofacteurs en l’optimisant, afin de corriger l’effet négatif de la surexpression d’un certain nombre de gènes présents sur le chromosome 21.

Les carences pathologiques en vitamines, minéraux, oligo-éléments, etc., qui ne peuvent par conséquent être comblées par le régime méditerranéen ou une nourriture particulièrement riche en ces nutriments, créent des dysbioses, c’est-à-dire un déséquilibre du microbiote, autrefois appelé flore intestinale, à lorigine de différentes maladies, même des maladies génétiques. Lorsqu'il y a des anomalies génétiques dans le patrimoine génétique d’une personne, dépendant, par exemple, des gènes hérités de ses parents ou de l’effet de molécules dues à la chimie, que le corps confond avec les molécules naturelles, ces anomalies génétiques sont a priori sans conséquences, mais des maladies génétiques peuvent s’exprimer chez cette personne suite à des carences en vitamines, minéraux, oligo-éléments, etc., donc des dysbioses. La carence en folates ou en vitamine B12 aboutit ainsi à un défaut de réplication de l’ADN. L’ensemble des tissus de l’organisme est affecté par ces carences, mais les tissus à très fort index mitotique seront perturbés les premiers :

  • le tissu hématopoïétique (et en premier lieu l’érythropoïèse)
  • l’ensemble des tissus du tractus digestif.

Un patient qui est ainsi génétiquement prédisposé à développer une ou plusieurs maladies génétiques pourra ne pas le faire tant quil naura pas vécu un événement déclencheur, des vaccins (virus vivants) aux infections sévères, aux expositions environnementales, aux traumatismes et aux opérations chirurgicales, en passant par des états émotionnels tels que le stress, événements déclencheurs après lesquels des carences en vitamines, minéraux, oligo-éléments, etc., donc des dysbioses, peuvent apparaître. Cependant, un apport adéquat en vitamines, minéraux, oligo-éléments, etc. peut annuler les effets délétères de ces facteurs prédisposants, et donc prévenir ou traiter un grand nombre des problèmes associés aux maladies génétiques. On peut également aider à labsorption de ces vitamines. Par exemple, la fucosyltransférase 2 (FUT2) est une enzyme codée par le gène Fucosyltransférase 2 (FUT2) et joue un rôle dans l’absorption de la vitamine B12 et son transport entre les cellules. La prise de probiotiques riches en bifidobactéries ou la prise d’un oligosaccharide fucolysé appelé fucosyllactose, un sucre à effet prébiotique, pourrait ainsi aider à l'absorption de la vitamine B12. Les oligosaccharides fucolysés semblent nourrir plus spécifiquement certaines souches de probiotiques de la famille des bifidobactéries qui ont la possibilité d’utiliser le l-fucose pour se développer et permettre ainsi une meilleure maturation du microbiote.

Dautre part, un déficit dune seule vitamine B peut entraîner une anomalie dans le métabolisme d'une autre vitamine B. Le complexe de vitamines B-nutrics, permet d’essayer de combler les déficits en vitamines B, en particulier ceux associés à une hyperhomocystéinémie (vérifier le taux d’homocystéine dans le sang) par une supplémentation spécifique dont les doses sont nettement supérieures aux apports journaliers recommandés, le surplus étant évacué dans les urines ou dans les selles (Les vitamines B sont hydrosolubles – solubles dans l’eau. En conséquence, l’organisme est incapable de la stocker. Toute dose supérieure au besoin quotidien est immédiatement évacuée dans les urines ou dans les selles. L’alimentation doit donc fournir chaque jour une part de vitamines B afin que le corps ne se trouve pas en carence[2]).

De la même manière que pour le gène CBS, les patients qui sont améliorés par la pyridoxine sont ceux gardant une petite activité enzymatique qui augmente avec le traitement vitaminique, et quil est probable que pour le gène TCB II les patients qui pourraient être améliorés par la (méthyl)cobalamine (une forme de la vitamine B12) pourraient être ceux gardant une petite activité enzymatique qui pourrait augmenter avec le traitement vitaminique, une petite activité dune enzyme pourrait induire, outre la relativité de la mesure lors dun dosage d'une vitamine dont dépend cette enzyme, un résultat suffisant pour une enzyme à lactivité « normale », mais qui pourrait être en réalité insuffisant pour optimiser lactivité de lenzyme (à petite activité) dépendant de cette vitamine.

Il faut donc tenir compte du fait que les patients porteurs de trisomie possède trois copies dun chromosome au lieu de deux et, par conséquent, quon trouve chez eux certains gènes en triple exemplaire. Dans ce cas, le dosage des vitamine B, par exemple, outre la relativité de la mesure, peut donner un résultat suffisant pour les personnes non porteuses de trisomie qui possèdent deux exemplaires des gènes « dépendant » des vitamines B, mais ce résultat pourrait être insuffisant, sans quon puisse le détecter lors dun dosage dans le cas dune trisomie, pour optimiser lactivité des gènes présents en triple exemplaire « dépendant » de ces vitamines. Ceci est également possible pour les autres vitamines[3].

Certains régimes alimentaires et médecines démultiplient l’effet bénéfique des molécules naturelles

Les régimes ancestraux (méditerranéen, Okinawa, Inde, etc.) étaient parvenus à un équilibre idéal pour la santé. Ils démultipliaient l'effet bénéfique pour la santé des molécules naturelles. C’est vers l’utilisation, à visée thérapeutique, de molécules naturelles, dont les vertus sont également optimisées par certaines médecines traditionnelles comme la médecine traditionnelle chinoise, qu’il faut tendre. La synergie, c’est-à-dire le phénomène par lequel plusieurs facteurs agissant en commun ensemble créent un effet global, créée par l’association des molécules naturelles dans ces régimes ancestraux et ces médecines traditionnelles a un effet synergique[4] distinct de tout ce qui aurait pu se produire si ces molécules naturelles avaient opéré isolément, que ce soit chacune de son côté ou toutes réunies mais œuvrant indépendamment. Il y a donc l'idée d'une coopération créative. Dans les régimes ancestraux et les médecines traditionnelles, cette synergie est  positive car le résultat de l’action commune de ces molécules naturelles est créateur ou autrement meilleur que la somme attendue des résultats individuels de chacune d’elles.

La combinaison du régime méditerranéen, de l’action des micronutriments et de l’apithérapie pourrait révolutionner le traitement de certaines maladies

Je pense ainsi que le régime méditerranéen et la consommation simultanée des vitamines B du complexe de vitamines B-nutrics démultiplie l'effet bénéfique de ces vitamines dans le cas des trisomies 21 et 22q11, et de la maladie d'Alzheimer.

 

[1] D’après La lettre de la Fondation Jérôme Lejeune, Chercher – Soigner – Défendre, Novembre 2021, N° 125, p 4-5.

[2] https://fr.myprotein.com/thezone/complements-alimentaires/limportance-de-la-vitamine-b-ses-bienfaits/

https://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/les-nutriments/vitamines/le-metabolisme-des-vitamines

http://univ.ency-education.com/uploads/1/3/1/0/13102001/bioch2an23-31vitamines_hydrosolubles.pdf

[3] Résumé des principales formes vitamères de chaque classe de vitamines, avec un bref commentaire sur les considérations de bioactivité et de biodisponibilité :  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3321260/.

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Synergie