Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Covid-19 : Au Royaume-Uni, l'abandon du masque et des gestes barrières, couplé à la réouverture des discothèques pourrait avoir un impact certain sur l'étrange évolution de l'épidémie. Le nombre de cas pourrait remonter avec la rentrée scolaire.[1]

 

Au Royaume-Uni, l'étrange évolution de l'épidémie interroge les spécialistes.

Si le nombre de cas quotidiens diminue depuis 10 jours, les spécialistes n’arrivent pas à déterminer si le Royaume-Uni a réellement passé le pic de la quatrième vague.

Les épidémiologistes s'en arrachent les cheveux. Au Royaume-Uni, le nombre de cas quotidien a diminué hier pour le dixième jour consécutif. Mais selon une étude de l'Office national des statistiques (ONS) publiée vendredi, l'épidémie de coronavirus liée au variant Delta a continué de progresser la semaine du 19 au 25 juillet au Royaume-Uni. 

Au cours de cette semaine, le nombre de cas a continué à augmenter au Royaume-Uni sauf en Ecosse, où le pourcentage de personnes testées positives a diminué, selon l'ONS, qui note cependant un possible ralentissement en Angleterre. Cette étude ne contredit toutefois pas la baisse des cas. 

Le professeur John Edmunds, membre du groupe scientifique conseillant le gouvernement britannique, a avoué son incompréhension face à la situation. « À ce stade, je pense qu'il est vraiment difficile de comprendre ce qui s'est passé et ce qui va se passer à long terme. Il existe actuellement une grande incertitude sur la maladie », a-t-il confié au magazine The Observer. Le variant Delta semble en effet déjouer toutes les tentatives de modélisation de l'épidémie outre-Manche.

L'ONS, qui se base sur un échantillon de la population, estime que 856 200 personnes en Angleterre étaient infectées cette semaine-là soit une sur 65, la même proportion qu'en Irlande du Nord. En Ecosse, une personne sur 110 était infectée, et au Pays de Galles, une sur 160. 

Ces chiffres contrastent avec ceux des nouveaux cas quotidiens enregistrés chaque jour, qui ont suscité la perplexité des scientifiques comme du gouvernement, dans une période qui mêle fin des restrictions en Angleterre et début des vacances scolaires. Après une explosion depuis le début de l'été due au variant Delta hautement contagieux, le Royaume-Uni a récemment enregistré jusqu'à 60 000 nouveaux cas quotidiens.  

Quel impact pour la fin des restrictions ?

Depuis le 19 juillet et le « Freedom day », il n'y a plus aucune restriction au Royaume-Uni. L'abandon du masque et des gestes barrières, couplé à la réouverture des discothèques pourrait avoir un impact certain sur l'évolution de l'épidémie.

On observe déjà une remontée de cas chez les jeunes. Pour le professeur Edmunds, « cela nous dira à quel point les choses risquent d'empirer lorsque la société s'ouvrira vraiment en septembre et octobre et à l'approche de l'hiver ». Les autorités britanniques s'inquiètent également de la rentrée scolaire en septembre et de la baisse des températures, rapporte The Guardian. Pour le virologiste Stephen Griffin, de l'université de Leeds, « si le nombre de cas continue de baisser, ils recommenceront à remonter en septembre, lorsque les écoles rouvriront ». 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :