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Plusieurs études montrent que le virus d’Epstein-Barr, dormant chez la plupart des adultes, se réveille à cause du coronavirus, ce qui pourrait empirer la maladie et favoriser les formes sévères et le Covid long.

Le Covid appelle des renforts pour mieux nous attaquer ! C’est ce que suggèrent plusieurs études récentes qui mettent en évidence que le virus d’Epstein-Barr, virus de la famille des herpès responsable entre autres de la mononucléose infectieuse, peut se réactiver après une infection par le coronavirus. Et que les patients qui présentent cette réactivation sont ceux qui ont le plus grand risque de développer des formes sévères du Covid-19 ou du Covid long.

Le coronavirus réveille ses « copains »

Le virus d’Epstein-Barr est très répandu dans la population et se retrouverait chez 95% des adultes. Mais la grande majorité des personnes qui possèdent le virus ne le savent même pas, car ils l’acquièrent pendant l’enfance et ne développent pas (ou peu) de symptômes. Alors que l’infection pendant l’adolescence ou l’âge adulte peut causer une mononucléose infectieuse ou une leucémie de Burkitt, un cancer très agressif des cellules lymphoïdes. Après l’infection, ce virus reste dans le corps dans une forme dormante et peut se réactiver lors de certaines maladies, causant de la fatigue, de la fièvre, des maux de tête, des problèmes neurologiques, des problèmes digestifs ou encore des éruptions cutanées. Des symptômes qui sont aussi très fréquents chez les patients atteints de Covid long.

Note : Rappelons que la L-lysine peut diminuer l’éclosion et la fréquence des virus de l’herpès.

Les plaies à froid sont le résultat du virus de l’herpès simplex-1, également appelé HSV-1, et environ 67 pour cent des personnes de moins de 50 ans sont infectées par le virus, même si elles ne présentent jamais de symptômes. HSV-2 est le virus de l’herpès responsable de l’herpès génital, dont 85 pour cent des porteurs ne savent même pas qu’ils en sont porteurs.

Certaines études confirment que la L-lysine peut aider à réduire le nombre d’épidémies de HSV, tandis que d’autres disent que les épidémies se produisent à la même fréquence. Les experts conviennent généralement que la L-lysine est peu efficace pour arrêter complètement les épidémies, mais peut aider à atténuer leur gravité et / ou leur fréquence.

Médecine traditionnelle khmère ou cambodgienne.[2]

Le contrôle des maladies constitue un véritable problème de santé publique. La difficulté actuelle de l’accès aux soins est une préoccupation internationale ; le Cambodge n’échappe pas à cette situation. La grande majorité de la population ayant des problèmes financiers importants éprouvent beaucoup de difficultés pour accéder au médicaments modernes. La thérapeutique au Cambodge par la médecine traditionnelle est donc encore utilisée fidèlement.

Suivant une approche ethnopharmacologique, les enquêtes réalisées dans 9 régions du Cambodge ont permis de recenser 30 plantes décrites pour leur action antipaludique et 43 plantes pour leur action antimicrobienne.

Les résultats préliminaires in vitro de ces plantes pourraient justifier leur usage en médecine traditionnelle dans le traitement du paludisme et des maladies infectieuses. Ils nous montrent l’intérêt de l’approche ethnopharmacologique et nous encouragent à continuer notre investigation.

SYSTÈME THÉRAPEUTIQUE

Deux systèmes thérapeutiques sont utilisés :

• La médecine traditionnelle, largement répandue dans les campagnes. Comme dans beaucoup autres pays d’Asie, la médecine traditionnelle a continué à conserver un crédit important, surtout parmi les populations auxquelles la médecine occidentale nest pas accessible. Sous le régime khmer rouge, toute une génération de professionnels de la santé a été décimée et depuis, très peu ont été formés (Leng, 1983). À ce manque cruel de personnel s’ajoute l’accès difficile aux soins que ce soit pour des raisons logistiques, économiques ou culturelles. Devant l’ampleur du problème, les cambodgiens luttent depuis des années contre des maladies et ont recours à la médecine traditionnelle basée sur l’utilisation massive et prioritaire des ressources naturelles.

• La médecine occidentale pratiquée surtout en milieu urbain.

ENQUÊTES ETHNOBOTANIQUES

1. Description des régions d’enquêtes

Les enquêtes au nombre de 4, réalisées entre 2002 et 2005, ont été conduites dans 9 provinces du Cambodge : Battambang, Kampot, Kampong, Kampong Chhnang, Kampong Speu, Kampong Thom, Kandal, Koh Kong, Siem Reap, Stun Treng. Elles étaient dirigées par le Professeur Cheng Sun Kaing de la faculté de Pharmacie de Phnom Penh accompagné d’un tradipraticien Monsieur Huon Chhom, de Monsieur A. Chea et pour certaines d’entre elles du Professeur G. Balansard et du Docteur S. Bun. L’objectif de ces enquêtes était d’identifier les plantes utilisées en médecine traditionnelle cambodgienne comme antimicrobienne, fébrifuge et antipaludique en vue de chercher de nouveaux agents anti-infectieux et de confirmer le bien-fondé de l’usage des plantes médicinales dans le traitement des infections et du paludisme. 

2. Recueil des renseignements sur des plantes

Les tradipraticiens et les habitants qui utilisent les plantes ont été conviés à l’interview sur l’utilisation des plantes.

Les données ethnobotaniques (nom local, mode de préparation, usage traditionnel, association des plantes, indications, posologie, contre-indication et effets secondaires) sont obtenues via les conversations avec les tradipraticiens et les habitants de la région pour le traitement du paludisme (fièvre et malaria) et des maladies infectieuses.

3. Identification et herbier des plantes sélectionnées

L’identification des plantes au cours des enquêtes ethnobotaniques dans les provinces a été faite par le Pr Cheng Sun Kaing, Faculté de Pharmacie, Phnom Penh, Cambodge. Les échantillons de plantes ont été déposés dans l’herbarium de la Faculté de Pharmacie, Phom Penh.

Dans certains cas difficiles, l’identification des échantillons a été confirmé par Mme Hul du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

5. Résultats des enquêtes réalisées sur les plantes utilisées comme anti-infectieuses
Ces résultats sont consignés dans le tableau 3.

Tableau 3 : Plantes réputées anti-infectieuses

La plante Nelumbo nucifera (Nymphaeaceae) qui soigne le zona, une dermatose virale, due à un virus de l’herpès (l’herpes zoster, le même virus que la varicelle)[3], a donc une activité antivirale contre l’herpes zoster.

Cette plante, dont la partie employée est le fruit, provient de la région de Kandal au Cambodge.

Les tiges de nymphéacées sont utilisées couramment dans la cuisine cambodgienne.

Exemple :

  • Samlor machu srae (សម្លម្ជូរស្រែ): soupe de poisson aux brisures de poisson fumé (trey chh'aa, ត្រីឆ្អើ), au prahok, chair et jus de petits crabes pilés, poisson séché salé (trey nheat, ត្រីងៀត), tamarin, galanga, ail, citronnelle, cébette, feuilles de citron kaffir, liserons d'eau ou feuilles de moutarde, papaye verte en lamelles, tiges de nymphéacées et ambulie aromatique.

L’habitat traditionnel khmer.[4]

Au Cambodge la maison khmère est l’un des principaux biens de la famille, elle est le symbole de la richesse sociale et participe à la vie communautaire du village.

« L’habitat traditionnel khmer représente une coutume de vie des khmers depuis la création de la société il y a deux mille ans. La maison construite en bois sur pilotis et la toiture en tuile, constituant un ensemble chargé de symboles, apparaît donc comme l’expression d’un système complexe de marquage social et culturel de l’espace, et comme une solution technique au besoin de protection, d’organisation, et d’identification de la famille ou de la ville, d’une unité minimale de production, et constitue le résultat d’un travail familial et collectif. » Davuthea KEO.

Il existe 5 typologies de maisons faisant varier divers éléments : la forme du toit, la position de l’escalier, la présence d’une véranda et le nombre de colonnes de face et de profil. De manière générale la maison khmère est toujours construite sur pilotis pour plusieurs raisons, et particulièrement car le Cambodge est un pays tropicale, donc souvent inondé. Les habitants considèrent insalubre une maison posée sur le sol, l’air ne pouvant circuler entre les lattes du plancher et cela permet de respecter la dualité terre-eau.

 

 


[1] Par Nicolas Gutierrez C., le 24.07.2021 à 08h00,  Sciences et avenir, Santé.

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-un-virus-de-l-herpes-se-reactive-dans-les-formes-graves-ou-longues_156052

[2] S.K. CHENG, A. CHEA, S. HOUT, S.S. BUN, M.-C. JONVILLE, G. BALANSARD, P. TIMON-DAVID, G. DUMÉNIL. Médecine traditionnelle et paludisme, Approche ethnopharmacologique de plantes utilisées en médecine traditionnelle au Cambodge dans le traitement des maladies infectieuses, des fièvres et du paludisme, Dossier spécial : Cambodge, Ethnopharmacologia, n°40, décembre 2007.

http://www.ethnopharmacologia.org/wp-content/uploads/2014/05/40_Cambodge.pdf

Cette présentation est le résultat des travaux de thèse de 2 chercheurs cambodgiens Aun Chea et Sotherea Hout, ainsi que des mémoires de Aun Chea et de Marie-Caroline Jonville à l'issue de leur séminaire d'ethnopharmacologie à Metz. Ces travaux ont fait l'objet de 2 publications dans Journal of Ethnopharmacology et American Journal of Chinese Medecine.

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