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L’hypervitaminémie B12 ou un taux sérique élevé de cobalamine B12 est une anomalie fréquente et sous-estimée sur le plan clinique.

Cliniquement, elle peut parfois s’accompagner paradoxalement de signes de carence traduisant en fait un déficit fonctionnel en rapport avec des anomalies qualitatives relatives à des défauts de captation et d'action tissulaires de la vitamine B12.

Le profil étiologique des hypervitaminémies B12 comporte majoritairement des entités pathologiques graves et pour lesquelles la précocité diagnostique est plus que déterminante au plan pronostique. Ces entités sont représentées essentiellement par les néoplasies solides, les hémopathies malignes et les hépatopathies.

Ceci rend compte de l’importance potentielle que pourrait avoir le dosage de la vitamine B12 comme marqueur précoce dans l’orientation diagnostique de ces affections.

Une approche codifiée est nécessaire afin de déterminer les indications potentielles de la recherche d'une hypervitaminémie B12 et la conduite à tenir pratique à adopter devant la découverte d’un taux sérique élevé de cobalamine.

L'acide folique est utilisé depuis longtemps en association avec la vitamine B12 pour le traitement de l'anémie macrocytaire.

La carence en folates ou en vitamine B12 aboutit à un défaut de réplication de l’ADN. L’ensemble des tissus de l’organisme est affecté par ces carences, mais les tissus à très fort index mitotique seront perturbés les premiers :

  • le tissu hématopoïétique (et en premier lieu l’érythropoïèse)
  • l’ensemble des tissus du tractus digestif.

La trisomie 22 est un trouble chromosomique dans lequel il existe trois copies du chromosome 22 au lieu de deux. Ce trouble se rencontre chez les individus avec une copie supplémentaire ou une variation du chromosome 22 dans certaines ou dans toutes les cellules de leur corps. Il existe plusieurs types de troubles associés à la trisomie 22, dont le syndrome du cat eye.

Dans la trisomie 22q11 ou syndrome du cat eye, on trouve un petit chromosome supplémentaire, composé de la moitié supérieure du chromosome 22 et d'un tout petit fragment (la portion 11.2 du  segment 11) situé dans le bras long (bras q) du chromosome 22. Ce chromosome peut être trouvé trois ou quatre fois.

Le gène de la transcobalamine II (TCN2, OMIM 275350) a été cartographié sur le chromosome 22q11.2-qter. Le produit « gène TCN2 » est appelé transcobalamine II (TC II). Elle représente l'une des trois protéines de liaison à la vitamine B12 chez l'homme.

Reprendre l’intuition du Professeur Jérôme Lejeune

En suivant l’intuition du Professeur Jérôme Lejeune, on peut probablement établir qu’une sous-expression du gène TCB II est sans doute associée à une hypervitaminémie B12, qui peut s’accompagner paradoxalement de signes de carence traduisant en fait un déficit fonctionnel en rapport avec des anomalies qualitatives relatives à des défauts de captation et d'action tissulaires de la vitamine B12. Ce gène se trouve surexprimé au cours de la trisomie 22q11 avec, donc, un excès de l’enzyme pour laquelle il code.

Il y a sans doute un parallèle entre les symptômes des patients atteints d’hypervitaminémie B12 et ceux des porteurs de trisomie 22q11, tous deux souffrant d’une mutation  du gène TCB II (TC II ou TCN2, transcobalamine II).

De la même manière qu’on note pour le gène CBS que les patients qui sont améliorés par la pyridoxine sont ceux gardant une petite activité enzymatique qui augmente avec le traitement, il est probable que pour le gène TCB II les patients qui pourraient être améliorés par la (méthyl)cobalamine (une forme de la vitamine B12) pourraient être ceux gardant une petite activité enzymatique qui pourrait augmenter avec le traitement.

Il existe au moins deux réactions chez l'homme catalysées par des enzymes dépendantes de la cobalamine (Cbl, vitamine B12) : L-méthylmalonic-CoA mutase et méthionine synthase (MS). La première nécessite de l'adénosyl-Cbl et catalyse la conversion de L-méthylmalonyl-CoA en succinyl-CoA. La deuxième nécessite du CH3-Cbl et catalyse la conversion du 5-CH3-tétrahydrofolate et de l’Hcy en tétrahydrofolate et en méthionine, jouant ainsi un rôle central dans le métabolisme du carbone. En cas de carence en vitamine B12, l’Hcy et/ou l'acide méthylmalonique peuvent s'accumuler dans le plasma.

Plusieurs polymorphismes de TCN2 ont été décrits. Une de ces variantes (776G>C P259R) affecte la concentration plasmatique de TC II et peut interférer avec la disponibilité cellulaire de la vitamine B12 et le métabolisme de l'homocystéine chez les individus en bonne santé. La fréquence était de 17,6% pour les homozygotes G chez les Caucasiens en bonne santé. Les concentrations sanguines de l'apo-TC II d'homozygotes GG étaient plus élevées que celles d'hétérozygotes ou d'individus sans mutation. Le TCN2 776C>G était associé à des taux plasmatiques élevés d’acide méthylmalonique. La variante 776C>G a entraîné une tendance à des concentrations élevées de tHcy.

Chez les sujets avec le quartile le plus élevé de la distribution de vitamine B12 (> 299 pmol / L), les concentrations de tHcy étaient plus faibles chez les sujets avec 776C> G. Par conséquent, les individus GG bénéficieraient particulièrement des concentrations élevées en vitamine B 12 par rapport à la concentration en tHcy, suggérant une interaction gène-environnement.

Une supplémentation en vitamines B et l’adoption du régime méditerranéen tel que je le décris dans mon blog http://ving2.over-blog.com devraient être conseillés à l’un des parents, ou les deux, à risque de transmettre la trisomie 21 (syndrome de Down) ou la trisomie 22q11 avant d’envisager une future grossesse. En outre, un diagnostic prénatal précoce ayant permis de déceler une trisomie 21 (syndrome de Down) ou une trisomie 22q11 pourrait permettre d’agir de la même manière sur le fœtus par le biais de la mère.

Le complexe de vitamines B-nutrics permet un traitement de l'infertilité masculine et féminine, de réduire le nombre d'oocytes dégénérés et d'augmenter la qualité des oocytes.

 
L'inositol, un nutriment appartenant à la famille des vitamines B, rétablit le cycle menstruel chez toutes les femmes ayant des menstruations absentes ou irrégulières. L'inositol permet un traitement du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) et il améliore l'induction de l'ovulation, la résistance à l'insuline, les taux d'hormones et réduit l'acné et l'hirsutisme.

Après ingestion, le processus de conversion de l'acide folique en formes de coenzyme métaboliquement actives est relativement complexe. La synthèse des formes actives de l'acide folique nécessite des réserves suffisantes de riboflavine (B2), de niacine (B3), de pyridoxine (B6), de zinc, de vitamine C et de sérine.

Une hyperhomocystéinémie (l'homocystéine plasmatique élevée, le dérivé déméthylé de l'acide aminé méthionine) a été associée à un risque accru de malformations du tube neural et d’autres malformations congénitales.

Un faible apport alimentaire en acide folique augmente le risque d'accouchement d'un enfant présentant une anomalie du tube neural (NTD). La supplémentation en acide folique périconceptionnelle réduit de manière significative la survenue de NTD. Une prise supplémentaire d'acide folique pendant la grossesse entraîne une augmentation du poids du bébé à la naissance et une amélioration des scores d'Apgar, ainsi qu'une incidence concomitante d'une diminution du retard de croissance du fœtus et d'infections maternelles.

Les carences en folate, vitamines B12, B2 et B6 et les taux élevés d'homocystéine peuvent expliquer des anomalies du développement comme le syndrome de Down (trisomie 21).

Des carences en folate et en vitamine B12 nuisent à la stabilité du génome. Le déficit en vitamine B12 crée des aberrations dans la méthylation de l'ADN colique, contribuant à un risque cancérogène accru. La carence en folate est associée à un risque accru de cancer du sein et de leucémie et peut induire une distribution chromosomique anormale lors de la division nucléaire. La maladie de Crohn est associée à des faibles taux de folate sérique et érythrocytaire. Une supplémentation en acide folique et en vitamine B12 sur une période allant jusqu’à 84 jours permet un retour à la normale de la morphologie chromosomique. Un taux élevé en homocystéine, en l'absence de carence en folate et vitamine B12, et un taux bas, mais non insuffisant, en vitamine B12 sont des facteurs de risque important pour l'augmentation des dommages chromosomiques. Un taux élevé d'homocystéine plasmatique, facteur de risque de maladie cardiovasculaire, peut également être un facteur de lésion chromosomique. Un apport en folate influe positivement sur la méthylation globale de l'ADN dans les lymphocytes et les épithéliums cervical et gastrique/colique/rectal.

La consommation de vitamine B6 est inversement associée à un risque accru de cancers, dont les cancers de la prostate, du poumon, du cancer colorectal et du sein, ainsi que les maladies cardiovasculaires. Il est plausible que le déficit en B6 affecte la stabilité du génome.

La déficience en riboflavine (vitamine B2) contribue à la fréquence des transformations malignes. Une supplémentation en riboflavine permet un retour à la normale. La déficience en riboflavine a également été impliquée en tant que facteur de risque de dysplasie cervicale. Une consommation élevée de riboflavine dans un environnement pauvre en acide folique pourrait accroître l'instabilité du génome.

Notre mode de vie, qui a été bouleversé avec l’industrialisation, est propice à l’éclosion du cancer, car, alors que notre métabolisme est adapté à une alimentation principalement composée de végétaux, pauvre en calories mais riche en fibres, et en composés phytochimiques antioxydants et anti-inflammatoires, une mauvaise alimentation basée sur la consommation d’aliments surchargés de sucre et de gras, et donc de calories, tout en étant carencées en molécules protectrice d’origine végétale, un excès de poids corporel et une sédentarité excessive sont tous des facteurs qui peuvent donner un « coup de pouce » inespéré aux cellules précancéreuses. l’inflammation chronique, qu’elle découle d’une mauvaise alimentation, d’un excès de masse adipeuse ou de l’inactivité physique, modifie fondamentalement l’environnement dans lequel se trouvent les cellules précancéreuses, favorisant ainsi l’émergence de cellules ayant subi des mutations ou qui contiennent des modifications épigénétiques essentielles à la progression du cancer.

Le sucre que l’on ajoute aux aliments industriels est principalement sous forme de saccharose (le sucre de table) ou de sirop de maïs enrichi en fructose (high fructose corn syrup, ou HFCS, en anglais). Dans les deux cas, ces sucres sont formés par l’assemblage d’une molécule de glucose et d’une molécule de fructose : ce que l’on appelle saccharose est un sucre composé de 50% de glucose et 50% de fructose, alors que le HFCS contient quant à lui 45% de glucose et 55% de fructose. Si le HFCS est une pure création industrielle et qu’il peut sembler plus nocif que le sucre de table « naturel », ces deux sucres sont biochimiquement similaires et exercent donc des effets identiques sur l’organisme.

Comme toute entité vivante, les cellules d’un cancer ont besoin d’énergie pour synthétiser les éléments de leur croissance. Cette énergie est chimique, elle est principalement apportée par l’adénosine triphosphate (ATP) qui, dans les cellules, est généré par l’oxydation de sucres. Cette oxydation se produit grâce à une longue chaîne d’enzymes (cycle de Krebs) situés dans de petits organites du cytoplasme de la cellule, les mitochondries.

Les cellules captent le glucose (sucre), commencent à le digérer (il devient du pyruvate) dans le cytoplasme (le contenu de la cellule, situé entre sa membrane et le noyau) puis le brûlent au sein des mitochondries. La mitochondrie fabrique de l’énergie à partir de la combustion du glucose. L’essentiel de l’énergie produite par les mitochondries est utilisée par la pompe NA+/K+ (Sodium/Potassium).

Dans une cellule saine, la mitochondrie fonctionne : l’énergie est créée à partir du glucose.

Le cancer est une maladie de la digestion cellulaire et, plus précisément, de la digestion du sucre.

Dans une cellule cancéreuse, la mitochondrie est lésée : la cellule ne peut plus brûler le glucose pour en faire de l’énergie. Le glucose est utilisé pour synthétiser de l’ADN et des protéines (voie de synthèse) et de l’acide lactique est excrété en excès. C’est l’effet Warburg.

En clair, le cancer résulte d’une mitochondrie inefficace. La cellule ne peut brûler et donc grossit. Elle ne produit ni ATP ni gaz carbonique. Le cancer, ce n’est que cela.

Les mitochondries sont considérées comme les unités génératrices d'énergie de la cellule en raison de leur rôle clé dans le métabolisme énergétique et la signalisation cellulaire. Cependant, des composants mitochondriaux ont pu être trouvés dans l'espace extracellulaire, sous forme de fragments ou encapsulés dans des vésicules.  Cet organite intact est libéré par les plaquettes exclusivement dans des conditions spécifiques. Une préparation du sang avec des plaquettes au repos (non activées) contient des mitochondries fonctionnelles entières dans un état physiologique normal. Les cellules normales et cultivées en tumeur sont capables de sécréter leurs mitochondries. De l'ADN mitochondrial extracellulaire dans toute sa longueur a été détecté dans des particules de plus de 0,22 µm contenant des protéines membranaires mitochondriales spécifiques. Ces particules ont été identifiées comme des mitochondries acellulaires intactes. L'analyse de la consommation d'oxygène a révélé que ces mitochondries sont compétentes en matière de respiration. Compte tenu du potentiel mitochondrial dans le transfert intercellulaire, cette découverte pourrait considérablement élargir la portée de la biologie de la communication de cellule à cellule. D'autres étapes devraient être développées pour étudier le rôle potentiel des mitochondries en tant qu'organite de signalisation à l'extérieur de la cellule et pour déterminer si ces unités circulantes pourraient être pertinentes pour la détection précoce et le pronostic de diverses maladies.

Au terme de la recherche du Dr Laurent Schwarz, une combinaison d’acide lipoïque et d’hydroxycitrate ralentissait la croissance du cancer greffé à la souris, et cela, que le cancer soit d’origine de la peau, du côlon, de la vessie…

Il existe une enzyme (protéine aux propriétés catalytiques, capable d’orienter une réaction) appelée pyruvate déshydrogénase (PDH) qui permet le passage du pyruvate (un dérivé du sucre) vers la mitochondrie. Si la PDH est bloquée, ce dérivé du sucre ne peut pas être consommé par la mitochondrie. Il y a accumulation et stagnation anormale de pyruvate qui va prendre un autre chemin et sera excrété sous la forme d’acide lactique. Voilà l’explication de l’effet Warburg. Une autre voie métabolique va aussi s’ouvrir (la voie de synthèse ou voie des pentoses phosphates) qui va entraîner la synthèse de tout ce qui permet de grossir (ADN, protéines…). La déconnexion de la mitochondrie à cause de la PDH inactivée entraîne la croissance tumorale.

L’un des cofacteurs (un cofacteur est une molécule permettant de faire fonctionner une enzyme, sans le cofacteur l’enzyme est inactive) de la PHD est un médicament fréquemment prescrit en Europe du Nord, l’acide lipoïque. L’addition d’acide lipoïque stimule la PDH et le pyruvate est alors dégradé par la mitochondrie qui était simplement «débranchée».

Si la mitochondrie se remet à fonctionner, elle va produire de l’énergie et brûler. La croissance ralentira. Mais dans le cas du cancer, la mitochondrie tumorale «fuit». Du citrate (acide nommé citrate, car il est présent en grande quantité dans les agrumes, notamment dans le citron) sort de la mitochondrie pour aller dans le cytoplasme d’alentour. Pour colmater la brèche, il faut bloquer une autre enzyme clé, la citrate lyase, par de l’hydroxycitrate.

Il semble que la première vraie révolution du traitement métabolique (acide lipoïque + hydroxycitrate) concerne les tumeurs cérébrales, et en particulier la plus violente : le glioblastome. Le devenir des patients atteints de cancer du poumon est lui aussi transformé. Pour les autres tumeurs, l’association d’un traitement métabolique, d’un régime cétogène et d’une chimiothérapie orale légère permet de surseoir à une chimiothérapie lourde. Le cancer résulte d’un rendement énergétique trop faible. La mitochondrie peut être nourrie de pyruvate (c’est-à-dire de sucre, le pyruvate étant un de ses dérivés) mais aussi de graisses. En l’absence de sucre, le foie utilise les graisses pour produire des cétones qui vont être utilisés comme carburant. L’avantage est que le métabolisme des graisses ne passe pas par ce goulot d’étranglement qu’est la pyruvate déshydrogénase (PDH). Ce régime riche en matières grasses s’appelle le régime cétogène.

La metformine est un autre médicament ancien. Une synthèse française fabriquée il y a plus de cinquante ans, longtemps oubliée et décriée. Aujourd’hui, c’est le traitement de référence du diabète de type 2. Il freine l’ingestion de glucose par le tube digestif, limite la synthèse de graisses (stéatose hépatique) et l’utilisation du glucose par les cellules. La prise de metformine est associée à un risque de cancer réduit.

Les associations contenant de l’acide lipoïque, de l’hydroxycitrate et de la metformine à forte dose entraînaient des régressions tumorales. L’ajout de diclofénac à cette association des trois substances favorisait davantage encore les régressions. Le diclofénac (vendu sous le nom de Voltarène) est l’un des tout premiers anti-inflammatoires. Il calme les douleurs. Dans deux groupes de femmes, toutes opérées pour un cancer mammaire, les unes ayant été traitées avec du Voltarène et les autres non, la mortalité par métastases, survenue beaucoup plus tard, a chuté de près de la moitié.

L’acide lipoïque est lié par covalence à la protéine E2 au moyen d'une liaison amide sur un résidu lysine. L'acide lipoïque est cofacteur d'au moins cinq enzymes. Deux d'entre elles appartiennent au cycle de Krebs, voie métabolique centrale de la respiration cellulaire chez de nombreux êtres vivants convertissant leurs nutriments en énergie métabolique.

La farine d’engrain ou Petit épeautre est la seule céréale à contenir de la lysine, qui peut aider au traitement du cancer et réduit les problèmes liés au diabète.

La farine d’engrain ou Petit épeautre contient un fort taux de magnésium. Le magnésium est au cœur des réactions métaboliques, intervenant dans le cycle de Krebs et la transformation des réserves glucidiques et lipidiques en énergie pour le muscle (processus de glycolyse et lipolyse). Sans magnésium, pas d'énergie. Un certain taux de magnésium aide le corps à fournir de l'énergie aux muscles pendant l'effort et limite ainsi l'accumulation d'acide lactique et les crampes.

Le cerveau produit des cellules souches neuronales qui, franchissant la barrière hématoencéphalique – l’enveloppe du cerveau pourtant réputée infranchissable – vont être transportées par le sang et vont aller infiltrer des tumeurs cancéreuses en formation, notamment dans la prostate. Lors de l’établissement d’une tumeur, les cellules nichées dans la zone sous-ventriculaire passent dans la circulation sanguine. Cette migration s’accompagne d’anomalies de perméabilité de la barrière hématoencéphalopatique. Ces cellules migrent dans le sang jusqu’à la tumeur où elles s’intègrent au micro-environnement. Là, elles se spécialisent en neurones produisant un  neurotransmetteur, l’adrénaline. Or, l’adrénaline régule le fonctionnement du système vasculaire. Les patients atteints de cancer de la prostate qui utilisent des bêtabloquants (substance qui annihile les effets négatifs d’un taux d’adrénaline chroniquement élevé en bloquant les récepteurs de l’adrénaline) à des fins cardiovasculaires, présentent de meilleurs taux de survie. Le magnésium a la propriété d’annihiler également les effets négatifs d’un taux d’adrénaline chroniquement élevé.

Le cycle de Krebs est aussi appelé cycle de l’acide citrique ou cycle du citrate. L’hydroxycitrate est en fait un acide-alcool ou acide de fruit, dérivé de l’acide citrique, une substance naturellement présente dans le citron et l’orange. L’hydroxycitrate ou acide hydroxycitrique (HCA) est capable de bloquer l’activité de l’enzyme ATP-citrate lyase, responsable de la lipogenèse dans l’organisme. Dans une étude, les groupes à qui ont été administrés 2 000 à 3 000 mg/kg de HCA ont présenté des taux significativement bas de LDL (lipoprotéines de basse densité ou « mauvais » cholestérol) et une activité accrue de la triglycéride lipase hépatique ou TGL-H. Un déficit de cette enzyme est connu comme étant un facteur favorisant de la formation du diabète, de l’athérosclérose coronaire et de l’insuffisance rénale. L’acide hydroxycitrique empêche également l’activité de l’acétyl-coenzyme A, précurseur des acides gras. L’utilisation de HCA chez des rats de laboratoires a eu des effets sur la synthèse de sérotonine, un neurotransmetteur (composé chimique libéré par les neurones) impliqué dans la régulation du comportement alimentaire et du contrôle de l’appétit. LE HCA peut être bien employé pour limiter la sensation de faim, et traiter en même temps tout problème lié à la baisse de sérotonine, tel que dépression, insomnie et migraine. C’est aussi un stimulateur de la thermogenèse de l’organisme. Il existe une synergie entre l’acide hydroxycitrique et la L-carnitine. Après administration de HCA, une diminution du taux de sucre sanguin chez les rats en bonne santé avec une bonne capacité d’absorption intestinale, par rapport aux sujets témoins a été notée.

La vitamine B8 (biotine) alimentaire est en majeure partie attachée aux protéines par liaison amide avec un résidu lysine. B8 est impliquée dans la réparation de la gaine de myéline (et donc dans le traitement de la sclérose en plaques – SEP). Un déficit en biotine freine le cycle de Krebs.

Des doses adéquates de toutes les vitamines B sont indispensables pour une fonction optimale (un déficit ou un excès d’une seule vitamine B peut entraîner des anomalies dans le métabolisme d’une autre vitamine B).

Certaines mutations des gènes CBS et ALPL (ou PAL) sont responsables de troubles du métabolisme de la vitamine B6. Le gène phosphatase alcaline (ALPL ou PAL) produit l'enzyme principale impliquée dans la teneur plus faible en vitamine B6 chez les porteurs de l'allèle C, d’où l’importance de l’apport complémentaire de pyridoxal-5-phosphate (PLP, forme active de la vitamine B6, présente dans le complexe de vitamine B-nutrics).

La pathologie du Tau transmise par le CE (cortex entorhinal) pourrait provoquer des déficits dans l'activation des éléments de réseau et perturber la cognition spatiale chez la souris, comme ce fut le cas lors de la maladie d'Alzheimer (MA). En effet, on pense que l'accumulation pathologique de tauopathies dans la CE est la première synapse où les germes de Tau influencent les circuits de la mémoire dans le cerveau, et cette évolution pathologique est associée à une perte progressive de la mémoire épisodique dans la MA.

Dans des conditions physiologiques, Tau existe à l'état non plié et 80% des protéines Tau interagissent avec les microtubules des axones. Lorsque Tau n'interagit pas avec d'autres protéines, il peut s'envelopper tout seul et cet état de liaison intramoléculaire aléatoire est jugé nécessaire pour prévenir les interactions avec une protéine Tau supplémentaire en masquant les répétitions de liaison aux microtubules. La protéine elle-même est bipolaire ; le domaine N-terminal est fortement chargé négativement dans un point isoélectrique de 3,8, alors que les répétitions du domaine riche en proline et de la liaison aux microtubules sont chargées positivement dans un point de charge isoélectrique de 11,4 et 10,8 respectivement. [Rappelons ici qu’un polymère "amine" dérivé des polymères poly(L-lysine) est un semi-conducteur.] Il semble que des modifications post-traductionnelles pourraient modifier la charge de Tau et son état de liaison. La phosphorylation de certains résidus dans le domaine de liaison aux microtubules peut neutraliser la charge positive et dissocier la protéine tau des microtubules. Le Tau est très hydrophile et ne contient qu'une petite partie des résidus hydrophobes. En outre, la protéine Tau normale ne présente pas de structure secondaire, si elle n’est que transitoire, et l’interaction de liaison des résidus Tau chargés positivement et des résidus chargés négativement dans les dimères de microtubules ou de tubuline pourrait former une structure hélicoïdale dans le domaine de liaison aux microtubules de Tau.

Les patients atteints de tauopathies portent rarement le gène MAPT muté. Ainsi, la manière dont les protéines Tau normales peuvent devenir dysfonctionnelles et s'auto-assembler dans la pathologie Tau est un mystère. Ces modifications de Tau seraient à l'origine de la pathogenèse de Tau et constituent depuis des années le domaine central de la recherche sur Tau. Les modifications post-traductionnelles de Tau pourraient entraîner la perte de la structure non pliée native de la protéine, et favoriser ainsi la formation de la forme de plaque C bêta pour déclencher l'agrégation de Tau.

a. Phosphorylation / Déphosphorylation

Comme beaucoup de substrats de kinase-phosphatase, Tau peut être phosphorylé par des kinases et leur phosphorylation peut être inversée par une déphosphorylation via des phosphatases. Les protéines phosphatases de la protéine tau ont été identifiées comme PP1. Le Tau hyperphosphorylé pourrait être dû à la diminution d'environ 20–40% de l'activité de PP2A, ce qui montre que le lien entre les kinases et les phosphatases contrôle la propriété de Tau. Bien que l’opinion traditionnelle considère que l’hyperphosphorylation de Tau est toxique pour le neurone affecté en raison de la nature de la pathologie cérébrale de la MA, cependant, inverser l'hyperphosphorylation de Tau en soi peut ne pas suffire à guérir la neurodégénérescence, car l'inhibition de la kinase était incapable de bloquer la lésion induite par Tau.

b. Troncature

Certaines troncatures de Tau pourraient empêcher sa nature dépliée et favoriser ainsi l'agrégation de Tau.

c. Acétylation/désacétylation

L'autre strate de la modification de la protéine Tau est l'acétylation et la désacétylation. Tau a 23 résidus de lysine et 13 sites de lysine se trouvent dans le domaine de liaison aux microtubules, qui comprend KXGS préservé dans les quatre répétitions. Des enzymes telles que la p300 acétyltransférase et la sirtuine dépendante de NAD +, dont la fonction est la désacétylase, pourraient agir sur Tau. Une étude pionnière a suggéré que le manque d'acétylation de Tau pouvait être associé à la maladie du grain argyrophilic (AGD), une condition de démence légère. Comme les cerveaux de AGD présentaient une pathologie réduite de la protéine Tau, il était donc possible que la prévention de l'acétylation de la protéine Tau dans notre cerveau soit un mécanisme de défense essentiel contre la propagation d'agrégats de tau. Paradoxalement, il a été rapporté que le motif d'acétylation KXGS susmentionné est hautement ubiquitiné dans le cerveau MA humain], indiquant qu'une acétylation de la protéine tau dans le domaine de liaison aux microtubules pourrait empêcher sa dégradation. Ainsi, l'ubiquitination et l'acétylation des mêmes résidus de lysine dans le Tau peuvent créer un état complexe pour le renouvellement du Tau.

Pendant 3 semaines, des sujets expérimentés ont reçu 2g/kg/j d’acide hydroxycitrique. Les résultats du contrôle réalisé au terme du traitement ont montré une amélioration des parties lésées causées par la sclérose en plaques.