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Les solutions de l’épigénétique

 

L'acide folique à haute dose affecte le rapport SAM/SAH[1]

« L'exposition de cellules humaines normales aux concentrations supra-physiologiques d'acide folique présentes dans les milieux de culture cellulaire commerciaux perturbe le rapport SAM/SAH intracellulaire et induit une méthylation aberrante de l'ADN. »

Fin positive: Influence épigénétique sur la mutation MTHFR

« …. Les données sont cohérentes pour le Mexique et le nord de la Chine, qui présentent non seulement une fréquence très élevée du génotype TT, mais également des taux élevés d'anomalies du tube neural. »

 « ... Aux États-Unis, les taux d'anomalies du tube neural ont toujours été plus élevés chez les Hispaniques, intermédiaires chez les Blancs non hispaniques et plus faibles chez les Afro-Américains, tendance qui suit la fréquence relative du génotype homozygote TT. »

Il existe cependant des exceptions notables.

« Dans le sud de l'Italie, le génotype TT est commun, mais le taux d'anomalies du tube neural n'est pas particulièrement élevé. Néanmoins, ces exceptions ne sont pas totalement inattendues, car des facteurs environnementaux et nutritionnels sont susceptibles de moduler considérablement le risque génétique. »

Qu’est-ce que l’épigénétique ?[2]

L’épigénétique est la discipline qui étudie le changement de l’expression de nos gènes en fonction de l’environnement dans lequel on évolue. Qu’est-ce que ça veut dire ? Les gènes sont des petits bouts de code qui constituent notre information génétique. Cette même information génétique est contenue dans notre ADN dans le noyau de chacune de nos cellules. Les gènes en réalité ne représentent que 3 % de notre ADN. C’est ce que l’on appelle l’ADN codant, celui qui indique la couleur de nos yeux, de nos cheveux, notre taille, etc… C’est ce que l’on appelle la génétique.

Les 97 % restants de l’ADN, c’est ce que les chercheurs ont appelé l’ADN poubelle parce qu’il n’est pas constitué de gènes. En fait, les 97 % de l’ADN restants sont responsables de l’expression de nos gènes (les 3 %). L’expression de ces gènes est directement influencée par de nombreux facteurs, allant du stress à l'alimentation et à l'environnement qui nous entoure, nos habitudes et notre mode de vie en général. C’est ce que l’on appelle l’épigénétique.

Les modifications épigénétiques[3]

 

L’activité des gènes peut donc être modifiée par différents facteurs environnementaux. Des modifications peuvent intervenir à tous les stades de la vie d’une personne et se transmettre à ses descendants sur plusieurs générations. Devant l’importance de ces découvertes scientifiques, le collège de France a créé en 2012 une chaire d’épigénétique et de mémoire cellulaire.

 

Tout génome subit au cours de son histoire l’influence de ces facteurs environnementaux (la nutrition, le stress, le mode de vie, différents agents toxiques ou pathogènes par exemple) qui impactent plus ou moins l’expression des gènes et le phénotype des personnes, c’est-à-dire l’ensemble de leurs caractères apparents.

 

 

Les modifications épigénétiques sont de trois ordres :

 

  • La « méthylation » de l’ADN, qui est une modification chimique de l’ADN empêchant ou modifiant l’expression des gènes ;
  • Les modifications des protéines histones (phosphorylation, acétylation, méthylation, etc.), c'est-à-dire l’activation ou l’inhibition de zones particulières de l’ADN pouvant jouer un rôle actif dans certains cancers ;
  • L’intervention d’une molécule d’ARN « non codant » sur une zone de l’ADN, neutralisant celle-ci et empêchant son expression (L’ARN favorise la synthèse des molécules. Ici au contraire l’ARN « non codant » va bloquer la lecture de l’ADN).

 

L’épigénétique peut avoir des conséquences normales ou souhaitées, telles la modification de l’expression de l’ADN dans un tissu particulier, la variabilité de l’expression des gènes en fonction de l’âge ou encore la mise sous silence d’un des deux chromosomes X chez les femmes.

 

Ces modifications épigénétiques concourent à l’évolution progressive de chaque espèce.

 

Cependant, l’épigénétique peut produire des conséquences néfastes sur la fabrication et la maturation des gamètes, pendant la vie fœtale (dénutrition, stress, toxiques,…) et la vie postnatale (stress maternel par exemple) et entraîner des conséquences sur la croissance de certaines zones du cerveau, ou encore sur le développement de pathologies (cancers, obésité, troubles du vieillissement…).

 

Contrairement aux mutations génétiques, qui sont irréversibles, les changements épigénétiques peuvent être inversés.

Conséquences[4]

 

En fonction de nos habitudes de vie, on va exprimer tel gène d’une manière en particulier plutôt qu’une autre si jamais on changeait nos habitudes à la base. Dans les 3 % de notre ADN codants, nous avons en réalité des gènes ouverts qui sont donc actifs et des gènes fermés qui sont donc inactifs ou silencieux.

C’est exactement ce qui explique pourquoi certaines personnes tombent régulièrement malades et d’autres jamais. C’est pourquoi nous pouvons directement nous construire un état de santé tel qu’on le souhaite en influant sur notre environnement direct.

Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? Nous devons réaliser que nous avons tous :

–  des gènes potentiellement “facteurs de maladies” dans notre ADN (Un gène de diabète, un gène de cancer, un gène d’ostéoporose, etc…).

–  des gènes potentiellement “facteurs de pleine santé” dans notre ADN (Un gène de bonne humeur, un gène de vitalité, etc…). Changer nos habitudes va directement changer notre environnement et donc l’expression de nos gènes, c’est pourquoi il y a plusieurs facteurs sur lesquels on peut agir pour changer nos habitudes :

–  L’alimentation

–  Le niveau d’activité physique

–  Le rythme de vie, c’est-à-dire la balance entre le sommeil et le stress

–  Les relations humaines que nous avons et notre environnement social

–  Le niveau de satisfaction que nous avons pour nous-même dans la vie

C’est pourquoi les maladies que l’on considère “héréditaires” ne le sont pas en réalité. Deux personnes peuvent avoir le même patrimoine génétique de base mais l’expression de leurs gènes peut être différente en fonction de l’environnement dans lequel évoluent les personnes.

Si un parent a une maladie développée dans un certain environnement de vie, l’enfant n’est pas obligé de la développer s’il change l’environnement dans lequel ses parents ont évolué. On développe la même maladie “héréditaire” que nos parents si nous avons les mêmes habitudes alimentaires, le même rythme de vie, les mêmes types de relations humaines, les mêmes niveaux d’activité physique, c’est-à-dire de manière générale la même façon de voir les choses. C’est pourquoi les choses se répètent génération après génération.

Si l’enfant change d’environnement en prenant de nouvelles habitudes d’un point de vue alimentaire, de nouvelles fréquentations, une meilleure activité physique, etc., il est certain qu’avec le temps, ces problèmes héréditaires s’envoleront. Tout simplement parce qu’il a changé l’environnement dans lequel il évolue.

Prenons l’exemple concret de deux jumeaux. Les jumeaux ont des informations génétiques qui sont totalement identiques à la base. On va les appeler Anthony et Adrien. Ils n’ont pas les mêmes centres d’intérêts. Anthony aime sortir et faire la fête jusqu’à tard le soir, boire de la bière et manger de la junk food à longueur de journée alors que Adrien a un mode de vie plus modéré. Il aime prendre soin de son corps, manger sainement, fait du sport régulièrement et a un sommeil régulier. Même si leur information génétique est exactement la même, au bout d’un moment Anthony va développer plus de maladies, vieillir plus rapidement, perdre en vitalité au fur et à mesure. Alors qu’au même temps, Adrien va être en pleine forme, respirer la santé avec un corps musclé pour le reste de sa vie [….].

Comment influer sur son environnement ?

Chaque espèce a des lois naturelles qu’il se doit de respecter si elle veut vivre dans l’harmonie, la joie, l’amour et le bien-être. L’homme ne fait pas exception et par conséquent la nature a prévu des règles qui lui sont physiologiquement adaptées pour qu’il puisse s’épanouir. Notre civilisation a eu tendance à se détourner des règles naturelles faites pour l’homme en créant un monde propre à son image mais on voit très bien les limites de notre civilisation moderne notamment la déconnexion de l’homme par rapport à la nature et sa nature profonde d’entité spirituelle.

Les limites de notre civilisation actuelle touchent à leur fin parce que nous sommes en train de nous élever et nous ne voulons plus aggraver le constat de notre civilisation actuelle : une explosion des maladies de civilisation qui nous diminuent physiquement et mentalement, un rythme de vie complètement effréné qui ne respecte plus aucune norme physiologique, une sédentarité qui immobilise et isole toujours plus les humains à tel point qu’on en vient à se remettre la faute sans arrêt les uns sur les autres ce qui aboutit de nos jours à des sociétés individualistes où la cohésion et la paix ne peuvent pas exister.

Concrètement, la question que nous devrions nous poser est : “ Quels sont les besoins vitaux pour l’homme ? “. Respecter les besoins vitaux comme la nature l’a prévu nous garantit un état de pleine santé, d’amour et d’optimisme sans précédent alors qu’aller à l’encontre de nos besoins vitaux, on s’enfonce dans les maladies de civilisations, la dépendance, l’isolement et une fin dramatique par l’auto-destruction."

[J’ajouterais que pour mettre en place ce changement on peut avoir recours à une thérapie avec un psychologue chrétien.]

[2] https://www.sain-et-naturel.com/epigenetique-creer-la-vie.html

[3] Épigénétique : Une nouvelle aire de recherche pour la trisomie 21, La lettre de la foncation Jérôme Lejeune, Chercher – soigner – Défendre, Mars 2019, N° 112.